Cette année, à la maison, on a décidé de faire un test. Pas de chauffage électrique : que du chauffage au bois. Parlons chiffres, sans tabou. Les économies réalisées sont déjà là, mais le gain réel est difficile à calculer, car il faut prendre en compte l’installation du poêle, l’achat du bois…
Le choix du poêle
Nous avions une cheminée ancienne, que je m’étais amusée à repeindre. Pour diverses raisons (rendement, place, esthétique), nous avons décidé de la remplacer par un poêle. Une première question s’est posée, poêle à bois, ou à granulés ? Les deux ont leurs avantages et leurs inconvénients. Nous avons choisi le bois à bois, principalement parce qu’il n’y avait pas d’électricité à l’endroit de la cheminée. Le poêle à bois reste généralement plus économique à l’usage.
J’ai choisi le modèle Soro de la marque Fonte Flamme, à 3 faces vitrées. Un choix purement design complètement assumé. Il dispose d’un système vitre propre par rideau d’air chaud.
L’achat et l’installation ont coûté 5000€, mais grâce à une année professionnelle très calme (Covid), nous avons pu bénéficier d’une subvention MaPrimeRenov’ de 2500€.
Il a d’ailleurs fallu que j’insiste avec véhémence auprès du vendeur pour avoir ce modèle précis, il voulait absolument me vendre un autre modèle d’une autre marque (peut-être pour toucher une plus grosse commission, ou pour atteindre un objectif).
L’électricité, la traque au kWh
L’année dernière, nous avons payé environ 2800€ d’électricité, pour une consommation de 12 000 kWh. Nous sommes une famille de 4 personnes (2 adultes, 2 enfants). Tout est électrique à la maison : plaques à induction, chauffages électriques. J’ai créé un tableau Excel qui regroupe toutes nos consommations et les tarifs. L’année la plus chère est sans surprise celle des confinements du Covid : 3700€ cette année-là. Mon tableau me permet de faire une moyenne de la consommation électrique par jour. Nous avons un Linky mais comme notre ville nous impose un collectif, je n’ai la consommation de la journée que le lendemain, mais cela suffit pour repérer quel appareil est énergivore et donc, à éviter.
Trêve de bavardages, les chiffres !
Les économies réalisées
En 2025, pour le 1er trimestre, nous avions payé 1180€. En 2026, même période, sans allumer le chauffage, nous avons payé 320€. Une différence notable donc de 860€.
À cela, il faut évidemment soustraire le coût du bois. Pour 5 stères de 33 cm, à 75€ la stère, donc 375€. Cette quantité nous fait presque 2 années.
Si mes calculs sont bons, ne plus allumer le chauffage devrait nous faire économiser environ 1200€ sur 1 an. En déduisant l’achat du bois, cela fait 800€ de réelles économies. Il faut aussi prendre en compte l’achat du poêle qui sera amorti sur plusieurs années.
Tout ce calcul dépend évidemment de nombreux paramètres : température, performance, nombre, puissance des radiateurs, superficie et isolation de la maison.
Avec un chauffage réglé à 18°, la température ne sera jamais supérieure alors qu’avec un chauffage au feu, la température de la maison est plutôt de 23° en moyenne.
La PAC (pompe à chaleur) aussi a une bonne rentabilité et est à considérer, si vous cherchez une alternative.
L’entretien
S’occuper du feu est loin d’être de tout repos, c’est tout un art : s’équiper (allume-feu, bois d’allumage), allumer le feu, maîtriser les ouvertures, nettoyer les vitres (j’ai fait le choix d’un poêle à 3 vitres), vider les cendres…
Aller chercher les bûches dans le jardin en plein hiver en kimono femme ou en peignoir. Découvrir l’allumage inversé. Nettoyer ses vitres avec juste de l’eau et des cendres. Sachez que sur YouTube, il y a des gens qui soufflent dans leur bûches avec du liquide vaisselle. Et d’autres gens qui utilisent un chalumeau pour démarrer un feu.
TOUT UN ART.
Conclusion
Le test est concluant. Nous avions testé les années précédentes un mode hybride mais sans réelles économies. Certes, l’entretien du poêle à bois demande du temps au quotidien, mais quel bonheur de rentrer à la maison avec une belle flamme (vitrée) au milieu du salon !


